samedi 10 juillet 2010

MuffinMania et l'histoire d'un blog

Je suis en train de développer une attitude accro aux mufffins, deux fois de suite cette semaine j'ai repris la même recette car tellement bonne que pour une fois je pouvais dire (sans avoir l'air peu convaincue) que mes muffins étaient vraiment réussis. Il faut dire que j'ai mis tardivement la main sur le secret de fabrication, et la découverte d'un blog en particulier a été décisive. Un délicieux blog dont la finesse des recettes n'a d'égal que l'élégance des récits, L'alibi de Patoumi. Je crois que j'ai lu tous les billets de l'exquise demoiselle, tous depuis quatre années en une semaine... et j'avoue être tombée sous le charme. Son style et sa manière d'inscrire ses recettes dans une sorte de journal intime, sa façon de raconter son quotidien à travers les saisons tels un Conte d'automne, la concision du rythme sur fond de Vincent D., la joliesse de son écriture et la pudeur dont elle enveloppe tout ce qu'elle raconte m'émeuvent. Ma déclaration est faite.
Le blog de Patoumi regorge d'originalité et ses recettes (aucunement compliquées) ne font que renforcer ma conviction quant à l'effet miroir de la cuisine (l'effet miroir est sans doute renforcé par l'écriture, sans laquelle peut-être mon jugement aurait été différent... quoique non;). Je reste persuadée que ce que l'on fait en cuisine est une transposition de ce que nous pouvons être. Dans un plat, on met un peu de soi, un peu de notre ingéniosité ou de notre gaucherie, de nos désirs et appréhensions, de nos bonheurs ou chagrins... Dis-moi ce que tu manges, et je te dirai qui tu es, dixit Brillat Savarin. Moi je dirai, fais-moi goûter ce que tu cuisines et je te dirais qui tu es.
Je ne pourrai vous faire goûter mes délicieux Muffins mais je vous assure qu'ils sont trop bons! Le secret, je le dévoile (pour les cuisinières en herbe comme moi...enfin peut-être même les néophytes connaissent l'astuce et que je suis la dernière sur terre à l'avoir jusqu'ici manquée;)  En bref, pour réussir vos muffins il faudrait avant de mélanger l'ensemble des ingrédients les séparer au préalable: les ingrédients secs dans un saladier et les liquides dans un autre récipient. Plus en détail (et plus en récit) chez Patoumi, où j'ai trouvé mon inspiration pour des Muffins aux canneberges (cranberries) et une version Patoumienne aux oranges.

Pour à peu près 8 muffins vous aurez besoin de:
- 250 g de farine
- 40 g de sucre roux et 1 sachet de sucre vanillé
- 1 sachet de levure
- 20 cl de lait
- 70 g de beurre
- 2 oeufs

Après avoir séparé les ingrédients secs de ceux liquides (faire fondre le beurre, une fois tiédi y adjoindre le lait et les deux oeufs en omelette), mélanger le tout dans un grand saladier sans lisser la pâte et agrémenter selon vos envies.
Les miennes ont porté la première fois sur 150g de canneberges séchées et ma deuxième recette avec trois grosses Cs de marmelade d'orange et une poignée de fleurs et fruits secs dont j'ai déjà parlé ici.

Enfournez une vingtaine de minutes dans un four préchauffé à thermostat 6° et dégustez sans tarder (Bon laissons refroidir quand même quelques 5 ou 10 mn;) J'adore les gâteaux, cakes et muffins touts juste sortis du four...tout chauds, tout moelleux et tout tendres comme un goûter d'enfance.


Muffins petits coeurs aux canneberges


Muffins à la marmelade d'orange et en fleurs


A bientôt.

mardi 6 juillet 2010

L'agneau aux pommes de terre

J'ai pris du retard sur mes recettes et des trente-six, seul un petit tiers a été effectué toujours en évitant les plus difficultueuses... où trouverai-je le courage pour la galantine de museau ? Mais pour le moment, je prends plaisir à préparer des recettes familières, celles que mon palais ne redouterait pas la visite et dont l'appellation me suffit pour être rassurée. L'agneau aux pommes de terre de Staïkos a été un régal et pour mon M. fin connaisseur és viandes rouges (les blanches franchissent rarement, et sauf curiosité extrême, la limite de sa bouche) qui est également d'une ferme exigence en matière de cuisson;) ce plat avait pour ses papilles tous les mérites: une chair fondante, une sauce caramélisée avec un léger soupçon d'acidité et des pommes de terres juste comme on les aime, entre le tendre et le croquant.

La recette:
- Une belle pièce d'agneau (épaule ou gigot), badigeonnée d'huile d'olive, salée, poivrée, hermétiquement enveloppée de papier aluminium et déposée dans un grand plat allant au four.

- Cinq pommes de terre (quantité au choix, Staïkos en avait mis dix) coupées en quartiers, en gros dès ou en rondelles épaisses. Mouiller les patates de 2 tasses d'eau, 3 ou 4 cs d'huile d'olive, du jus de 2 citrons, 3  gousses d'ail finement hâchées, j'en ai rajouté 3 entières parce que je suis une AilAddict. Saler, poivrer, bien mélanger et répartir les pommes de terre avec leur jus autour de la viande.

- Mettre le plat au four (préchauffé à 200-200°) et cuire pendant 2 h en remuant les pommes  de temps en temps (je les ai sorti au bout d'une heure et quart). 

- A la fin des 2h, retirer le papier qui entoure la viande et retournez la de façon à ce qu'elle dore de tous les côtés. J'ai enveloppé mon plat de papier alu, pour que la viande ne se désséche pas et cuite encore une demi heure après avoir rajouté les pommes de terre pourqu'elles s'imprégnent de la sauce.


Pour Staïkos "ce plat d'agneau qui est savoureux et fondant comme des loukoums, gagne à être accompagné d'une piquante salade de roquette". Je ne saurai que confirmer... et une pointe de raifort ou de moutarde à l'ancienne ne ferait qu'intensifier le plaisir !

A bientôt.